L’information est la mère des choix du citoyen. Elle s’impose logiquement comme un enjeu majeur en politique, au moins en période électorale.
L’information retient, elle-aussi, toute l’attention des régulateurs des marchés financiers. Y-a-t-il matière à dresser un parallèle avec le monde de la politique ?
Selon la théorie de l’efficience des marchés financiers, le prix d’un titre est supposé refléter à tout moment toute l’information disponible.
Cet objectif est quelque peu illusoire.
L’événement évoqué dans la brève du 10 avril en apporte une forme de démonstration. Qui n’a pas vu sur Google l’annonce dans toutes les langues de 100 Milliards USD de « positions » prises sur le risque de défaut de sociétés américaines par le truchement de CDS ? Les spéculations sont allées bon train sur la nature des opérations , sur le sens des positions prises, sur le caractère structuré des montages financiers sous-jacents.
Propagé à la vitesse de la … lumière pendant la première quinzaine d’avril, le bruit médiatique n’aura finalement produit aucune information utile.
Puis … grand silence depuis le milieu d’avril…
Quid de l’efficience de l’information financière ?
Dominique F. Pasquier