Acheteur si vendeur, vendeur si acheteur …

Les métiers de la finance effaceraient ils la distinction entre vendeur et acheteur ?

Indifférents au respect du à la trêve pascale,  les commentateurs ont été nombreux à relayer un fait divers de la finance de marché.

Le Wall Street Journal évoque une position de 100 milliards de dollars US.

Le fait divers a eu l’effet d’une bombe médiatique mais  sans que l’on sache exactement qui a fait quoi pour le compte de qui ni pourquoi.

Les lecteurs de la presse restent donc sur leur faim … en dehors du fait que l’opération porte sur … beaucoup de milliards d’US dollars et sur un indice composite dont le prix aurait « décalé » au point même de mécontenter les acteurs financiers – des hedge funds – qui jouaient en sens inverse.

On apprend aussi par bribes que l’indice serait un indice nord américain supposé protéger contre le risque de défaillance d’entreprises.

Ces entreprises qui sont déjà de bon standing  financier seraient d’ailleurs promises à un standing financier encore meilleur.

Comment dans ces conditions ne pas “acheter” la promesse de jours meilleurs pour ces entreprises et ne pas “vendre”  l’indice ?

Mais s’il y eu vente, il y a eu aussi achat de la part d’acteurs qui eux croient encore à la nécessité de se protéger contre le risque de défaillance de ces mêmes entreprises et qui n’achètent donc pas la promesse de jours meilleurs !

Débat cornélien.

Dominique F Pasquier