Qui ne s’est pas entendu dire “si tu dois 1000 € à ton banquier c’est ton problème, si tu lui dois 100 millions € c’est son problème” ?
La formule a le mérite de s’interroger sur les logiques des acteurs confrontés au crédit et à l’obligation de le rembourser.
Hier la dette des banques devenait l’affaire des États … aujourd’hui c’est la dette des États qui devient l’affaire des banques.
Sans qu’il soit très utile d’ajouter une redondance de plus aux abondants commentaires sur l’impécuniosité grecque, espagnole ou italienne, on peut trouver matière à réflexion dans les passages consacrés par les théoriciens de la finance au thème du délai de survenance d’un défaut de paiement (“time to default”).
Faute de pouvoir envisager la possibilité de la réduire rapidement, l’attention des gouvernants se concentre désormais sur les modalités de réaménagement ou de reconfiguration de la dette des États tout en s’interdisant de prononcer le mot de “restructuration”.
C’est un peu comme si le défaut devenait inéluctable mais que l’on faisait en sorte d’en retarder l’échéance.
… à moins de faire le pari sur le retour à la croissance … espérons qu’il en soit ainsi !
Dominique F Pasquier