L’analyse financière est utile (VI)

Les interprétations données à la rentabilité financière  ne sont pas les mêmes selon qu’elles émanent de l’entreprise d’après son ratio Résultat Net / Fonds Propres ou des marchés boursiers. Cette différence invite à une lecture plus attentive des fondamentaux de l’entreprise tels qu’ils sont révélés par ses soldes intermédiaires de gestion et par ses agrégats comptables.

L’actualité nous invite à un autre retour aux fondamentaux financiers de l’économie et aux fondamentaux financiers de l’économie d’entreprise. Sans entrer dans la polémique qui entoure le rating, force est de constater une certaine méconnaissance du sujet de la part des acteurs du monde politique, du monde des médias, des marchés et des économistes eux mêmes.

Qu’est-ce que le rating sinon une opinion sur le risque de défaut d’un instrument de dette issu d’un emprunteur d’Etat – la désormais très médiatisée “dette souveraine” – ou d’un emprunteur public – tous les emprunteurs publics ne sont pas des émetteurs de “dette souveraine” – ou encore d’un emprunteur privé qu’il soit entreprise, banque ou institution financière ? Cette opinion est  à donner sur une échelle de 20 barreaux depuis l’infamant “D” du défaut (0/20) jusqu’au très convoité AAA.

A-t-on autant de raisons de s’émouvoir devant l’éventualité d’une dégradation de seulement un barreau (one “notch”) quand on part de la note “AAA” ou de 20/20 ? La note AA+ (19/20) exprime-t-elle vraiment un risque majeur de défaut ?

Les spéculations qui se nourrissent plus que jamais aujourd’hui des contresens sur le rating appellent en retour à un effort de pédagogie sur le “lien” qui relie “analyse financière” proprement dite et “évaluation financière” autrement dit “rating”.

A suivre …

Dominique F Pasquier