Sans vouloir donner des leçons de sagesse aux acteurs des marchés financiers qui, de toute façon, ne sont pas d’humeur à les écouter, l’idée serait de souffler deux principes qui ont bercé leurs oreilles de jeunes analystes financiers … il y a quelques années.
Le premier rappelle que la trésorerie d’entreprise est égale à la différence entre son besoin de fonds de roulement et son fonds de roulement … mais ce n’est pas le sujet du jour.
Le second a conduit plus d’un à s’extasier devant la magie de l’effet de levier qui veut que la rentabilité financière des fonds propres investis dans une entreprise excède la rentabilité des capitaux mis en œuvre dans son exploitation pour autant que l’entreprise se soit endettée est qu’elle l’ait fait à un taux inférieur au niveau de cette rentabilité économique.
Si les performances boursières des dernières années reflétaient strictement les rentabilités financières des entreprises concernées, on pourrait penser à un brutal «retour de manivelle», soit du fait d’une perte de rentabilité économique ou d’un renchérissement subit des taux d’intérêt ou encore d’un désendettement massif. Or l’observation des entreprises ne signale pas d’anomalie ni sur le premier facteur ni sur le deuxième. S’agissant du troisième, un mouvement de réduction de dette a certes été observé mais dans des proportions somme toute limitées.
On a donc bien la preuve d’une relative déconnexion entre les comportements intrinsèques d’entreprise et l’image qui en est reflétée en bourse.
Dominique F Pasquier