Tort d’avoir raison ?

Les courbes statistiques donnent l’avantage aux milliardaires dont les fortunes augmentent beaucoup plus vite que la croissance économique.

Une courbe en cachant une autre, on découvre en même temps que les plus grosses entreprises mondiales sont assises sur des montagnes de cash – 3000 milliards de USD – et qu’elles ne sont pas endettées.

Une énigme de plus pour les théoriciens de la finance.

Les adeptes de l’effet de levier ont-ils raison de se battre contre les adeptes de la théorie de Modigliani Miller ?

Les premiers croient aux vertus de l’endettement d’entreprise comme source de maximisation du rendement pour l’actionnaire.

Les seconds refusent d’y croire et estiment que l’entreprise ne change pas de valeur si elle “remonte” sa dette sur le bilan de son actionnaire.

Et à l’arrivée ?

Des grosses entreprises riches et pas endettées détenues par des actionnaires riches et pas endettés !

Les théoriciens de la finance feraient mieux de se mettre d’accord et réfléchir ensemble sur la situation des entreprises pauvres et endettées détenues par des actionnaires pauvres et endettés a fortiori s’ils sont citoyens de pays … et … !

Ce  ne serait que justice !

Dominique F. Pasquier