Le risque qui se voit n’est pas un risque…

… le risque qui ne se voit pas est un risque !

Derrière cette rodomontade, se cachent peut-être grandeur et décadence des systèmes bancaires dits “développés”.

La finance aime les certitudes.

Imaginez, au moment de prêter, que vous allez peut-être ne jamais revoir la couleur de votre argent..

C’est précisément ce scénario qu’il est préférable de se représenter … avant !

Les camarades financiers d’Outre Atlantique aiment mettre des noms sur des situations de ce genre.

Ce sont pour eux des “unexpected events” ou des “événements inattendus” ou encore des événements auxquels ils préfèrent ne pas s’attendre sans ignorer pour autant que ça peut leur tomber dessus un jour.

Les cerveaux de ces financiers ayant horreur du vide, ils vont jusqu’à mettre des expressions mathématiques pour “dompter” ces occurrences possibles de situations pourtant inattendues !

Ils appellent à leur aide le fameux écart-type des statisticiens (et si besoin les multiples de cet écart-type) qu’ils extraient laborieusement de batteries de données documentées mais nourries d’événements … qui eux se sont déjà produits !

On ne saurait trop leur conseiller de mettre leur excessive confiance envers les statistiques sur le “Mode Pause” et de s’en remettre au génie de la banque des banquiers d’autrefois.

Tout peut arriver en effet et même le pire.

Plutôt que de faire appel aux illusoires lois de probabilités, pourquoi ne pas imaginer ce pire ?

Au moins pour s’assurer que “ce pire” n’est pas “pire” que ce que sa propre tolérance à la perte permet d’encaisser.

La banque, c’est aussi ça…

… le “pouvoir de dire non” …

… à condition de savoir pourquoi !

Dominique F. Pasquier