Mot galvaudé mais riche de sens
On s’est habitué à défendre la démocratie dans notre espace social sans penser que l’entreprise faisait partie de cet espace social. La récente revendication d’un référendum d’entreprise fait donc sens, l’idée étant une consultation directe des salariés sur leurs conditions de travail.
Pourquoi restreindre le champ d’application de cette proposition ? Les salariés qui sont les premiers témoins de la vie économique de leur entreprise ne devraient-ils pas être consultés aussi sur les choix stratégiques de leur management ?
Pourquoi restreindre les suffrages aux seuls salariés ? Les actionnaires de l’entreprise ne sont-ils pas eux-aussi partie prenante des décisions à prendre ? Ne sont-ils pas représentatifs du second facteur de production qui est l’investissement rendu possible grâce à leur épargne ?
On objectera des écueils techniques. Mais l’essor des technologies (capitalistes) de l’information ne permet-elle pas d’émettre une objection à cette objection ?
A l’heure du gazouillage universel, il est parfaitement réaliste de procéder à des “votations” d’entreprise…
Dominique F. Pasquier