Principe peu évangélique.
Vulgarisé par l’économiste Schumpeter, le principe de destruction créatrice qui date de 1942 s’est vérifié pourtant dès la reconstruction d’après guerre. Anéantie sous les bombes, haïe, ruinée, dépossédée d’une grande partie de ses forces vives, l’Allemagne a remonté le courant pour devenir la première puissance européenne et un modèle de démocratie que la France ferait bien de copier. Plus près de nous, l’essor des “GAFA” (Google, Amazone, Appel, Facebook…) et de leurs émules aux US invite à faire confiance dans les bienfaits de l’innovation. Mieux vaut la financer que de dilapider les précieux euros dans le soutien des secteurs de l’industrie promis au déclin et à la disparition.
Le spectacle des friches industrielles, des zones rurales désertifiés, l’énormité des déséquilibres mondiaux au nom de la promotion de l’autre crédo des économistes, celui de l’efficience compétitive – merci, Adam Smith – invite quand même à un peu de modération dans l’application du principe de Schumpeter. La manière ne doit pas l’emporter sur l’art qui contient une part de sacré. Que l’on se réfère donc à la pensée de François (de Rome). L’économie y trouve toute sa place. Alors, Laudato Si pour “l’Art” et le Principe de Schumpeter pour la “Manière”?
Ça devrait pouvoir fonctionner.
Dominique F. Pasquier
Excellent! Beau developpement et belle conclusion! L’art de faire sans faire de manière et la manière de faire sans faire d’art…