Le déchet ne fait pas recette.
Il est pourtant omniprésent. La production de biens génère des déchets. La consommation de biens génère des déchets. Bercé par les discours lénifiants d’agences gouvernementales plus axées sur la culture du pathos que sur le traitement du déchet à la source, le consommateur prend toute sa part dans ce cercle vicieux. Les écologistes affichés s’affichent sans y penser avec des téléphones portables dont les plastiques et emballages finiront sur les plages des pays d’Asie du Sud Est, gros importateurs, malgré eux, de déchets.
Si l’on évite de prendre les consommateurs à partie et de les informer, c’est pour une fausse représentation du bien collectif. S’ils ne consomment plus, les pays pauvres vont rester pauvres. Le chômage va se développer, etc. La culture du pathos ne peut que produire des contrecultures du pathos. Une vraie pensée est plus utile sur ce sujet si elle est menée par des (vrais) économistes. C’était le cas, dans les années 1990, de l’économiste allemand Lutz Wicke. Il aura – ce n’est pas le seul – promu le “Point Vert” – “Grüne Punkt” – pour taxer les produits à raison de leurs effluents négatifs sur l’environnement. Cette mesure était d’autant plus courageuse qu’elle a été prise au lendemain de la réunification allemande, moment de forte sollicitation des finances publiques et privées. On peut regretter que, redevenue riche, l’Allemagne se préoccupe moins des déchets qu’elle exporte, par exemple des particules de ses (très peu vertueuses) centrales à charbon qui polluent l’air de Paris. A moins que les “droits de l’homme” devant la cause environnementale ne soient pas les mêmes pour tout le monde ?
Horresco referens !
Dominique F. Pasquier
Le pont pour passer de l’économie de déchet à l’économie d’échelle s’appelle le recyclage! Des que ce dernier procédé deviendra rentable, je suis certain qu’il n’y aura plus de problème… Des entreprises paieront des sommes folles pour racheter les poubelle que l’on dépose sur le pas de nos portes une à deux fois par semaine! Le seul moyen d’intégrer nos déchets à nos ambitions économiques est de leur donner de la valeur! J’attend avec impatience le jour où nos poubelles
vaudront de l’or!