Ou ligne de crête ?
C’est un peu entre ces deux images que se situent les décisions monétaires à prendre par les Banques Centrales de l’Europe, des Etats Unis d’Amérique, du Japon et du Royaume Uni pour stabiliser la “croissance” des économies de leurs “zones” respectives. Un relèvement trop brutal des taux d’intérêt et c’est le plongeon. Un maintien des taux d’intérêt ne manquera pas d’être interprété comme signal d’inquiétude, pas très bon pour rassurer les marchés. Quant à abaisser encore les taux d’intérêt, avouons qu’il est difficile d’aller plus bas que le “Point Zéro” déjà quasiment atteint.
La ligne de crête est donc d’autant plus étroite que l’on est déjà un peu au dessous de la ligne de flottaison pour parler “commentateur boursier”. La sortie de crise est peut-être à trouver ailleurs que dans les chiffres abyssaux des déficits et de la dette. Après tout, la difficulté commence à naître lorsque les prêteurs ne veulent plus vous faire de nouveaux prêts mais, tant qu’ils sont d’accord, faut-il se gêner ? La difficile question reste quand même celle de la “désintoxication de la dette” lorsque le jour arrivera où les prêteurs ne voudront plus ou ne pourront plus faire plus. La réponse à la question suppose peut-être de revoir dès à présent et de fond en comble le modèle économique de développement.
Bon sujet de “vulcanologie” pour grand oral de l’ENA !
Dominique F. Pasquier