Ou Fin de Zone ?
Comme chacun sait, la liberté s’arrête, théoriquement, là où la nuisance d’autrui commence. Le droit à ne pas souffrir de nuisance s’évapore néanmoins dès lors qu’un plaisir se constitutionalise comme “plaisir national“. Les protestations des braves victimes de la fan zone sont ipso facto noyées dans l’océan de la “bienpensance gérée pour compte de tiers”.
Abandonnons le terrain très marécageux où politiques, médias et lobbys vivent dans une promiscuité malfaisante et revenons plutôt sur la rive (pas si ferme d’ailleurs) occupée par les économistes. La fan zone y ressemble furieusement à une privatisation sans compensation monétaire de l’espace public. Cette appropriation constitue donc un avantage gratuit dont on se doute bien que le bénéficiaire n’est pas l’occupant de l’espace … Mais à qui l’avantage peut-il financièrement profiter?
Les médias vous tairont la réponse qu’ils connaissent pourtant.
Dominique F. Pasquier