C’est la règle de Saint Benoit
Référence sans doute inattendue dans une chronique économique. A bien y réfléchir pourtant, la relation entre travail et prière montée vers le Dieu Créateur prend toute sa place dans le débat économique. Les instances de l’institution de François (de Rome) revendiquent d’ailleurs la dimension sacrée du travail de l’homme, l’opposant à cette idée de “torture” dont le mot tire son étymologie (“tripalium“). Le travail doit être source d’épanouissement et raison de vivre.
Cela n’a malheureusement pas toujours été ainsi. Les époques du Moyen Age et de la Renaissance surabondent en misères rurales. La Révolution Industrielle a fabriqué une aliénation au travail multi-générationnelle. Il sera dit sans doute un jour que la Révolution Numérique aura créé bien des dégâts ou “dommages collatéraux” comme le disent les économistes amoureux des euphémismes codifiés.
La tentation marxiste est évidemment forte. Mais veut-on revenir à l’application soviétique de la pensée de Karl (Marx) ? Face à Karl (Marx) pourquoi ne pas opposer Benoît (Benoît de Nursie, pas Benoît XVI, encore que Benoît XVI ferait un excellent casting). Après tout, les monastères n’ont-ils pas favorisé une économie florissante et très écologique ?
On en parlera à l’auteur du brillant traité “Laudato Si”, François (de Rome).
François (de Rome) est (aussi) un économiste.
Dominique F. Pasquier