L’actualité des marchés accélérerait-elle ? …
Jeudi 1er mars, le comité de détermination de l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) prenait la décision de ne pas considérer l’initiative des pouvoirs publics grecs comme suffisante pour déclencher le défaut des obligations émises par la République Hellénique.
Vendredi 9 mars, le comité de détermination de l’ISDA prenait finalement la décision de déclarer le défaut. On imagine la réaction des bénéficiaires des « crédit default swaps » qui peuvent faire jouer ces instruments de protection et se faire indemniser du défaut maintenant que celui-ci est officiellement déclaré comme tel.
Il y aura eu certes, entre le 1er mars et le 9 mars, la date du 7 mars … date de la parution de la présente « brève » de BRCSAS … mais, réflexion faite, cet événement est sans rapport avec la décision prise par l’ISDA…
Le volte face de l’ISDA n’en serait d’ailleurs pas un, la décision du 1er mars agissant sur la forme quand celle du 9 mars devait agir sur le fond.
A partir du moment où les pouvoirs publics ne pouvaient faire autrement que recourir à la clause dite de « CAC » (« collective action clause ») pour atteindre le score de 95% des obligations publiques alors que les « volontaires » pour la restructuration n’en représentaient que 85%, le défaut devenait inévitable…
Le plus étonnant est la relative placidité des marchés face à ces annonces.
Les experts des marchés US ont souvent des mots assez durs pour qualifier des revirements aussi subits que celui de l’ISDA, les qualifiant parfois de « quick and dirty »
N’assiste-t-on pas au contraire ici à une mesure « quick and clean » ?
Dominique F Pasquier