Sans valeur, les valeurs ?

Question d’actualité en finance de marché.

Pour limiter la subjectivité de  l’évaluation des biens, les experts en finance développent des méthodes dites d’actualisation des flux de richesse permettant de trouver un équivalent richesse d’aujourd’hui à la richesse de demain. Le canif multiusages dont ils se servent pour actualiser ces anticipations de flux est le taux des emprunts publics. Comme les taux des emprunts publics tangentent vers zéro et qu’un montant divisé par zéro n’est plus un montant, il  va falloir trouver autre chose.

Le mouvement “social et responsable” peut apporter une utilité. Dans les temps de crise que nous traversons, place n’est-elle pas à l’investissement social et responsable, à l’équilibre écologique, au bien-être de nos enfants ? Sans chercher à agiter les chiffons rouges de l’idéologie, pourquoi ne pas revisiter les théories marxistes et y chercher ce qui peut mettre le bien commun au service de la demande individuelle. Les sociaux démocrates de la première heure en ont fait leur miel. Il ne pourraient qu’appuyer dans cette direction.

Encore faut-il trouver, pour avancer, des outils, des sextants sociaux, des “metrics” comme on les aime outre atlantique. Peut-on faire confiance aux professionnels du chiffre, aux “quants” ? Un lavage de cerveau leur sera peut-être nécessaire pour se “désintoxiquer” de leurs calculs “capitalistes”. Et pour qu’ils reviennent aux vérités premières de la mathématique dont ils sont issus.

La “bonne” mathématique ne sert-elle pas en effet à comprendre pour mieux guider nos comportements dans la vie ?

Dominique F. Pasquier