Principe de réalité

Pas très populaire, le principe de réalité.

Face au pathos lyrique des prêcheurs de bonne parole, le gestionnaire n’est pas à son avantage. Lui pèse le pour et le contre. Plutôt que de suivre son cœur, il ira questionner son intelligence jusqu’à la pousser au point de non retour, là où les calculs et le cynisme l’emportent définitivement sur la générosité, a fortiori sur cette charité si chère à François (de Rome). François (de Rome) fustige ces “intelligents raisonnables” dont il a qualifié récemment les comportements de “Pilate“. François (de Rome) n’est pas très charitable envers les “Pilates“.

L’histoire est riche d’épisodes où l’intelligence aura été mauvaise conseillère et où la tentation aura été forte de la jeter par dessus bord pour faire parler le cœur. Sur la question des réfugiés, Angela (de Berlin) rejoint François (de Rome), dans la “patrie du cœur” laissant François (de Paris) à son “monopole de l’intelligence” [NB : François est diplômé d’HEC – Promotion 1975] à défaut du “monopole du cœur“. Le dilemme n’est pas simple mais pousse à prendre le parti du “Faire” plutôt que celui du “Dire” a fortiori du “Dire ce que les autres doivent faire”. A condition que le “Faire” aille de pair avec le “Dire vrai“. Petit conseil aussi bien pour Angela (de Berlin) que pour François (de Rome) et François (de Paris) sur la gestion de la crise européenne : commencer par “appeler un chat un chat” et si on en a oublié le mode d’emploi, ne pas hésiter à le demander à Michèle Tribalat, socialiste, démographe et surtout très intelligente.

Elle, elle connait le nom des chats.

Dominique F. Pasquier, [HEC – Promotion 75 ]