Encore une nouvelle énigme mathématique ?
Mieux vaux rester dans l’économie ou plus exactement dans l’interprétation financière des instantanés économiques.
L’observation – ou contemplation pour certains – des courbes boursières de la semaine écoulée ne nous offre-t-elle pas un beau sujet de méditation ?
Les dépêches d’aujourd’hui optent pour la métaphore. Celle de 15:56 de l’AFP : “Wall Street ouvre en légère baisse”. Celle de 15:56 de Reuters ose même :”Wall Street prolonge en ouverture sa tendance baissière”.
On est bien là au cœur de notre sujet.
La photographie d’un cours, c’est facile à comprendre pour tout le monde. La tendance naturelle à la hausse structurelle ou à la baisse structurelle, ça reste facile même pour les économistes tranquillement assis devant leurs écrans comme l’auteur de cette lettre.
Mais le fameux “momentum” ?
Comment apprécier l’accélération ou la décélération d’un cours ?
Comment capturer ce moment infinitésimal où un mouvement de baisse fait place à un mouvement de hausse ?
La semaine écoulée aura pourtant été une semaine de “montagnes russes” dont plus d’un spéculateur aura fait les frais …
Les modèles des traders et des spielers reposent, il est vrai, sur des constructions mathématiques bannissant les séries discontinues.
En effet, sans dérivée… point de salut ou point de “Black & Scholes”, ce qui revient au même !
Mais si point de “Black & Scholes” que reste-t-il ?
La “théorie des fractales” peut-être, à l’image des “montagnes russes” ?
C’est ce que nous prédisent les “nouveaux modélisateurs”…
Souhaitons-nous bonne chance !
Dominique F. Pasquier